Pétition RAPPROCHEMENT IFU/IUP
Pour:IUP, IFU, UPEC, UPEMLV, Mairie de Créteil, Conseil Général du Val-de-Marne, Région Ile-de-France, Ministère de l'Enseignement Supérieur
Pétition contre une fusion technocratique, pour un débat démocratique !
Nous, étudiants de l’IUP, souhaitons avant cette fin d’année faire état de notre position vis-à-vis du rapprochement IFU-IUP. Nous sommes contre, tant au niveau du rapprochement en lui-même que de la manière dont il est mené. Il va à l’encontre des principes qui nous sont enseignés à l’IUP, et qui font son identité.
La pérennité des relations privilégiées, car de proximité, entre étudiants, personnels administratifs et professeurs se doit d’être questionnée en cas de rapprochement avec l’IFU. A l’IFU, on parle de fusion : c’est bien vers là que le projet tend.
Un déménagement à Marne-la-Vallée n’est pas anodin et s’inscrit explicitement dans les logiques de la LRU avec la création de pôles d’excellence et de Clusters. Or, comment un institut (ou une école apparemment !) d’urbanisme peut-il réellement réfléchir sur l’urbain quand il s’isole dans un pôle scientifique ? Doit-on accepter que l’urbanisme se rapproche des sciences de l’ingénierie quand il n’a jamais été aussi nécessaire de penser l’urbain ? Nous préférons préserver la diversité de l’université de Créteil.
Par ailleurs, aucune concertation n’a été menée auprès des étudiants, si ce n’est un pseudo questionnaire dont personne ne se souvient. Les seuls moments de participation ont été à l’initiative des étudiants eux-mêmes, mais n’ont pas eu de suites malgré nos demandes répétées. En attendant, le projet avance et nous ne savons pas qui décide ! Nous ne sommes pas dupes et ne voulons plus être mis à l’écart. Comment peut-on se targuer d’offrir des enseignements prônant les pratiques de concertation et de participation quand on se permet de les oublier à ce point ?
Notre situation est loin d’être un cas isolé et il est important de le rappeler. Face aux logiques de rationalisation des coûts et d’économies d’échelle, aux logiques de marchandisation de la connaissance, de sa compétition internationale et de ses classements ineptes, surgissent des réflexions et des mouvements dans d’autres universités en France, en Europe et dans le monde : à nous de saisir nos points de convergence !
La « richesse » de l’enseignement de l’urbanisme en France réside plutôt dans les divergences, les différences et la diversité d’approches permises par l’existence de plusieurs établissements, ce qui ne les empêche pas de coopérer par ailleurs.
Le Collectif des Etudiants Urbanistes à Créteil
Les signataires
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