Petition en ligne en faveur de l’emploi et de la compétitivité des entreprises. Il est important qu’il y ait de nombreux signataires, en vue de provoquer un référendum sur le sujet. Cette petition se traduit par un courrier à l’attention de Mr Hollande, Président de la République.
Monsieur Le Président de La République,
Je voudrais vous faire part d’une proposition que je souhaite partager avec beaucoup de français.
J'ai essayé, il y a quelques années, environ 20 ans de cela, d'avertir quelques médias afin qu’ une idée que j'avais transmise à plusieurs, élus, ministres, institutions, employeurs voit le jour. Elle vit le jour, à la suite d'un courrier de ma part, envoyé au président de l'unedic. Il me répondit ce Président, qu'il n'était pas du ressort de l'unedic de régler le problème du chomage. Ce que j'ignorais, à l'époque, c'était que Nicole Notta en avait tenu la présidence en accord avec la parité entre les partenaires sociaux.
Environ, un an plus tard, une mesure identique à ma proposition vit le jour, initiée par Nicole Notta, elle s'appela, la convention de coopération. Seulement, elle n'avait pas tous les rouages que je souhaitais qu'elle ait cette mesure. J'avais écrit à Monsieur Berregovoy à cette époque, il avait trouvé mon idée féconde, mais m'avait prévenu des risques que cette mesure comportait, si elle était accordée au secteur marchand. J'y ai donc réfléchi et finalement réajusté la mesure en question.
Pour vous expliquer en détail ma proposition, voici le copié collé d'un courrier que j'avais envoyé à un organisme patronal de PME en avril 2006, lors des manifestations contre le CPE.
J'ai renoncé avec le temps à défendre cette idée qui pourtant j'en suis certaine, est une solution imparable, pas besoin de trop de budjet à prévoir, puisqu’il il existe déjà, conforme aux lois du travail, facile à réapliquer avec de nouvelles améliorations. Les risques qu’ évoquait Mr Berregovoy, étaient que les entreprises licencient pour n’obtenir que de la main d’œuvre semi gratuite ; mais cela leur devient impossible si cette main d’œuvre passe obligatoirement par l’interim, ce qui empeche tout licenciement d’un permanent au profit d’un interimaire.
copié collé du courriel envoyé à l’organisme patronal :
Comme suite à notre conversation téléphonique du 12 avril , je vous fais parvenir les explications sur les propositions que j’aimerais voir discutées auprès du gouvernement par l’intermédiaire de votre organisme patronal, si vous êtes convié aux discussions sur l’avenir de notre jeunesse qui auraient lieu en ce moment, bien que des décisions aient été déjà prises, décisions déjà existantes mais qui n’obligeront pas certains jeunes à aller travailler…( Mr Hollande avait parlé de contrat civique obligatoire alors que notre Président, Mr Jacques Chirac, parlait de contrat civique volontaire.) dernier sondage sur le contrat civique OBLIGATOIRE : 99% sont pour…
Proposition au problème du chômage où une majorité de personnes seraient d’accord.
Il y a quelques années déjà, j’avais contacté des élus, ministres et plus. Quelques uns m’ont répondu mais à part Monsieur De Villiers, le précurseur du RMA ( revenu minimum d’activité, RSA d'aujourd'hui) aucun n’a compris ce que je proposais.
Ma proposition est de mettre en place un système de travail identique à l’ancien statut des dockers, mais, dans tous les corps de métier. Les dockers, précaires par nature, avaient une caisse de garantie de ressource, en quelque sorte, une allocation de perte d’emploi ou plus simplement une allocation de chômage. Quand ils avaient du travail, ils avaient un salaire et quand ils n’en avaient plus, ils avaient du chômage. Ils ne se plaignaient pas de la précarité de leur emploi puisqu’ils avaient une sécurité de ressources…exactement comme tous les demandeurs d’emploi en France percevant des allocations de chômage….
Si l’unedic, organisme paritaire controlé par l’état, le patronat et les syndicats de salarié se transformait en association d’intérim social, elle pourrait envoyer ses demandeurs d’emploi sur le marché du travail avec comme aide à l’embauche pour les employeurs, le montant des allocations de chômage dues au demandeur d’emploi, cela dans le cadre d’une convention de coopération entre le demandeur d’emploi et son employeur. J’utilise spécifiquement le terme de convention de coopération car ce contrat a vu le jour, il y a quelques années, à l’initiative de Nicole Nota, suite à un courrier de ma part, j’ai la prétention de le croire : J’avais écrit au Président de l’unedic et c’était Nicole Nota qui assurait cette fonction à l’époque . Il m’avait été répondu alors, qu’il n’était pas du ressort de l’unedic de régler le problème du chômage.
Alors pourquoi avoir lancé ce contrat et ne pas en avoir fait suffisemment de publicité…Seuls les cadres au chômage touchant de grosses allocations assedic eurent droit à ces contrats. Pourtant, d’autres demandeurs d’emploi comme moi en auraient bien voulu…
Hélas, par manque de marketing sur ce contrat, et ses restrictions de durée de chômage pour leurs ayant droit, il n’a guère produit ses effets. Peut-être que la gauche à l’époque avait honte de ce genre de contrat où un demandeur d’emploi offrait ses allocations de chômage à un employeur en échange d’un emploi. C’était pourtant de la vraie coopération, un climat de confiance, une assurance de bonne volonté de la part du demandeur d’emploi. Combien de demandeurs d’emploi n’auraient-ils pas tenter leur chance s’ils avaient eu connaissance d’un tel contrat qui leur aurait ouvert des portes… contrairement à tous ces contrats précaires offerts dans la fonction publique avec la certitude de n’être jamais gardé comme les tuc, ces, cec, sivp et j’en passe.
Si tous ces contrats de précaires de la fonction publique avait été offerts au secteur marchand, il n’y aurait plus de chômage permanent comme aujourd’hui. Ces contrats étaient entièrement pris en charge par l’état, cotisations et salaires donnés aux entreprises publiques, main d’œuvre gratuite et quelquefois maltraitée par les fonctionnaires, « collègues », nantis dans leur sécurité de l’emploi, non licenciables en cas de fautes grâves, même lourdes…(on devrait envoyer un questionnaire à tous les CES ayant travaillé dans la fonction publique, on en reviendrait pas de tant de harcèlement moral de la part de « collègues ») Tout travailleur, employé ou autre, devrait être soumis à la même pression, le risque du licenciement et si la France veut faire des économies, qu’elle maintienne sa fonction publique mais qu’elle rende licenciables tous les fonctionnaires, il y aurait meilleur rendement et économies monstrueuses. Mais ce débat là, sera pour une autre fois, mais je ne désespère pas…
Mais revenons au statut des intérimaires de l’unedic.
Il n’y aurait pas mieux comme flexibilité de l’emploi pour les employeurs puisqu’ils auraient recours aux intérimaires de l’unedic, association paritaire d’intérim social. Certains demandeurs d’emploi ayant 3 ans de chômage à recevoir, s’ils obtiennent une mission longue durée dans une entreprise, s’ouvrent de nouveaux droits assedic et d’autres employeurs à nouveau, les réembauchent, dans les mêmes conditions. C’est l’assurance de toujours retrouver du travail même s’il faut changer très souvent d’employeurs.
Mais me direz-vous : quelle incertitude pour l’avenir, le plan de carrière, etc… ?L’avenir viendra de la confiance : un employeur qui aura vu son salarié tellement conforme à ce qu’il recherche pendant 3 ans, n’aura pas envie de le voir aller travailler pour son concurent et la seule solution qu’il lui restera, sera de l’embaucher définitivement. Tous les demandeurs d’emploi devenant des consommateurs car ils trouveront miraculeusement du travail dans un tel statut, relanceront l’économie et les contrats à durée indéterminée verront alors à nouveau le jour.
Le statut des intérimaires de l’unedic en convention de coopération serait sous haute protection puisque l’unedic, association d’intérim social serait toujours contrôlée par les partenaires sociaux..
Un peu de politique fiction : Si tous les intérimaires de l’unedic se syndiquaient, si tous ils étaient embauchés, si tous les permanents des entreprises utilisatrices étaient licenciés par leurs employeurs (ce que la loi ne leur permet pas) afin de n’obtenir que de la main d’œuvre semie gratuite, celle des intérimaires de l’unedic en convention de coopération…Que se passerait-il en France en cas de conflit avec les intérimaires syndiqués de l’unedic ? Tout simplement une grève générale par un simple mot d’ordre syndical, paralysant ainsi tous les rouages de l’économie.
Ce « cadeau » fait au patronat, n’en serait donc pas un , car si les employeurs veulent contrôler la situation, ils ont intérêt à fidéliser leurs intérimaires, c’est à dire,à leur accorder le fameux contrat à durée indéterminée, CDI, que tout le monde réclame tant, comme s’il était une assurance pour l’avenir…
C’est en passant par cette pseudo précarité que l’on s’en sortira en France et cela, dans le respect du droit du travail actuel. Aucun faux chômeurs comme disait Monsieur Charasse en son temps, ne pourra échapper à un emploi car la loi qui exige qu’un demandeur d’emploi accepte un emploi conforme à ses compétences pourra enfin fonctionner (supression des droits assedic, donc assurance de ne plus jamais trouver de quoi vivre) car même le RMI devra passer par la case UNEDIC.
Et nos jeunes sans allocations dans tout cela ? Qu’on leur accorde une allocation d’insertion et qu’ils se présentent à l’unedic, association d’intérim social, les Rmistes aussi….
Afin d’équilibrer les avantages de coopération pour les employeurs entre les allocataires en retour à l’emploi, ARE, plus compétitifs que les allocataires en solidarité spécifique ASS, les allocataires en revenu minimum d’insertion RMI Rsa ou les allocataires en insertion jeunes,
l’Etat pourrait subventionner l’association d’interim social unedic en préférence aux aides données à fonds perdus à certaines grosses entreprises, subventions devenant inutiles pour ces dernières, face au nouveau statut des intérimaires de l’unedic.
L’unedic restant une association à but non lucratif, comme toutes les associations d’intérim social, rien n’empêche de généreux donateurs d’apporter leurs contributions et de se voir obtenir en échange, une réduction d’impôt.
J’ai la conviction profonde que cette solution est la meilleure car elle oblige chacun, à devoir faire…pour se protéger lui même. L’employeur, pour éviter les risques de conflits , … offrant forcément un jour un CDI… et le demandeur d’emploi…, obligé lui, à devoir… accepter un contrat conforme à ses compétences, même en intérim.
J’aimerais que ces propositions fassent l’objet d’un référendum pour l’emploi car on verrait bien des parents isolés et même en couple, heureux de voir leurs enfants travailler, apprendre à s’assumer seuls, même en intérim au départ, s’ils avaient la possibilité de s’exprimer par un vote.
Un million de signatures pourrait provoquer ce référendum, êtes vous prêts à signer cette pétition ?
fin du copié collé.
Dans l'espoir infini, Monsieur Le Président, que vous voudrez bien prendre en considération ma proposition pour faire en sorte qu’elle soit mise en place,
Soyez en remercié par avance.
Veuillez croire, Monsieur Le Président de la République, à l'assurance de ma respectueuse considération.
E. Jouanneau
Ex présidente d’une association de défense de demandeurs d’emploi.
Les signataires