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Pétition Pour la réalisation et la publication d'une expertise de la nouvelle formule du Levothyrox

Pour:Le Président de la République Française

En France, le Levothyrox traite 3 millions de personnes souffrant de problèmes de thyroïde. Il est commercialisé depuis 1988 par le laboratoire allemand Merck, qui en détient, par ailleurs, le monopole sur le marché français.
C'est un médicament indispensable pour les patients ayant une insuffisance thyroïdienne.
Fin mars 2017, à la demande de l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), une nouvelle formulation du médicament est fabriquée puis distribuée dans tout l'hexagone.
L'objectif annoncé de ce changement de formule est une "amélioration de la stabilité en substance active (la Levothyroxine sodique) durant toute la durée de conservation du produit.
Dans l'ancienne version, la teneur en principe actif pouvait varier d'un lot à l'autre.
Dans la nouvelle formule sont conservés le principe actif (Levothyroxine sodique) et les excipients suivants : amidon de maïs, croscarmellose sel de Na, gélatine et magnésium stéarate.
Seuls deux excipients ont été ajoutés : l'acide citrique anhydre et le Mannitol.
Le premier, excipient très répandu dans la composition des médicaments et dans le domaine alimentaire, est utilisé en tant que conservateur pour limiter la dégradation de la lévothyroxine au cours du temps et ne figure pas sur la liste des excipients à "effet notoire".
Le mannitol, lui, a été introduit pour remplacer le lactose, excipient à effet notoire, connu pour être mal toléré par un certain nombre de personnes. Au-delà d'un certain seuil le mannitol peut lui aussi provoquer des effets secondaires, mais l'ANSM assure qu'à la dose où il est présent dans les comprimés de Levothyrox, le mannitol est inoffensif.
Changer d'excipient n'a pas, selon l'ANSM, d'effet sur le traitement en lui-même puisque : "la nouvelle formule a été démontrée bioéquivalente à l'ancienne". Une affirmation basée sur "deux études de pharmacocinétique".

1er problème : la désinformation liée au changement de formule
Certes, l'ANSM a fait parvenir 100.000 lettres pour prévenir les professionnels de santé – médecins et pharmaciens. Mais ce courrier, purement informatif, ne les incitait pas à être attentifs à des potentiels indésirables. De ce fait, la majorité des patients n'en a pas été averti au moment de la délivrance des nouvelles boites.
Le packaging n'a pas, non plus, été significativement modifié, ce qui aurait pu interpeller plus facilement les patients, qui pour la plupart utilisent ce traitement depuis de longues années, et ne lisent plus leur notice en détail avant de l'utiliser.

2ème problème : l'apparition de nombreux et importants effets indésirables
Quelques semaines après le début de la prise de la nouvelle formule, un nombre croissant de patients sont victimes d'effets secondaires importants voire invalidants ; la liste est longue et varie selon les personnes :
épuisement physique, vertiges, crampes, insomnies, nausées, pertes de cheveux, céphalées, problèmes gastriques, problèmes intestinaux, sueur excessive, sueurs nocturnes, douleur articulaires, variation de la TSH...
Ceux-ci ne sont que la partie symptômatique, émergée de l'iceberg" ; après plusieurs mois réguliers de traitement (prise quotidienne) l'organisme subit des modifications notoires qui peuvent lui être fatales (des cas non rares constatés dans les services d'urgences médicales d'hyponatrémie due à une perte excessive de sodium)
Les personnes fragiles (âgées, celles souffrant d'une ou d'autres pathologie, les enfants...) sont plus sensibles et sont certainement plus touchées que la plupart des autres patients, mais elles ne sont pas les seules à subir ces souffrances.
Beaucoup de ces patients ne bénéficient pas des examens et/ou analyses appropriés (manque d'écoute, de connaissances...?) : au lieu de ne mesurer que le taux d'hormone thyroïdienne, qui dans bien des cas n'a pas varié depuis l'ancienne formule, des recherches plus poussées (formule sanguine, urée, créatinine, électrolytes...) auraient certainement donné des résultats significatifs d'un problème bien réel.
D'autant plus que n'ayant pas été informés de ce changement de formule, la grande majorité d'entre eux ne fait pas le lien avec ce médicament qu'ils absorbent quotidiennement (pour mémoire ce traitement est bien souvent pris depuis des années, sans avoir jamais constaté de tels désagréments)

C'est au mois d'août seulement que l'ANSM a décidé de mettre en place un numéro vert, soit 3 mois après le début des signalements : l'ANSM a été informée d'un problème sérieux dès le mois de mai par Nell Gaudry, la présidente de l'Association des malades de la thyroïde. Recevant des centaines de mails et de courrier, elle avait prévenu la Ministre de la Santé et le directeur de l'ANSM, Dominique Martin.
Michèle Rivasi, députée européenne constate qu' "On a un système d'alerte qui ne fonctionne pas...il faut trois mois pour prendre en compte la souffrance des gens"
Ces dysfonctionnements de la pharmacovigilance ne sont pas nouveaux : ils ont été pointés à la fois par la Cour des comptes et par l'Igas dans les rapports consacrés à l'ANSM.

Plusieurs pétitions ont été lancées, dont l'une, qui réclame le retour à l'ancienne formule, qui dépasse les 220.000 signatures.
Rejoignant le mouvement, l'actrice Annie Duperey s'est adressée à la Ministre de la santé, Agnès Buzyn, pour exprimer sa colère " d'être contrainte d'ingurgiter un produit qui (lui) fait à présent plus de mal que de bien ".
Une 1ère patiente, l'avocate Anne-Catherine Colin-Chauley a porté plainte en septembre pour " mise en danger de la vie d'autrui ". Depuis le nombre de plaintes augmente de façon exponentielle (à ce jour, le nombre précis n'est pas encore arrêté car il y a beaucoup de dossiers traités en ce moment, notamment des plaintes collectives dont les associations sont submergées)
Quelques rares professionnels de la santé montent au créneau pour alerter à propos de la gravité de la situation.
La Ministre de la Santé, après avoir rectifié le tir en mettant à disposition d'autres traitements, notamment le L-Thyroxine Henning commercialisé en Allemagne depuis près d'un siècle, est à nouveau silencieuse, ainsi que les pouvoirs publics, le corps médical et pharmaceutique.

A ce jour les patients concernés par ces effets indésirables sont à bout physiquement et moralement. Certains vont se procurer l'ancienne formule hors des frontières françaises, à leurs frais, et malgré leurs souffrances. D'autres peinent à se faire prescrire ou délivrer les traitements mis à disposition mi-octobre à l'initiative du ministre de la Santé (refus, manque de stocks...)
Le mardi 31 octobre, le Député Jean-Pierre Door qui préside la mission parlementaire "flash" concernant l'affaire du Levothyrox (auditions d'experts, d'associations de patients, du laboratoire Merck et de l'ANSM) déclare : "Il ne s'agit pas d'une crise sanitaire mais d'une crise médiatique"...
Au préjudice physique s'ajoute donc le mépris : ce rapport les renvoie au rang de malades imaginaires influencés par les réseaux sociaux et les médias.

3ème problème : l'évaluation du médicament
Sachant que les traitements à base d'hormone sont extrêmement délicats à doser, l'agence aurait dû tester le médicament, pointe Michèle Rivasi. Au lieu de réaliser un véritable essai clinique du médicament, l'ANSM s'est contentée d'un simple essai de "bioéquivalence " - sur des sujets sains.
S'agissant d'un traitement donné à 3 millions de patients, vital pour nombre d'entre eux, la méthodologie pose un vrai problème.

Les patients victimes de ces effets indésirables depuis maintenant plusieurs mois sont pour la plupart épuisés, déprimés, et vivent quotidiennement les conséquences, directes et/ou indirectes, parfois dramatiques, de ce préjudice sur leur vie sociale, familiale et/ou professionnelle.
Ceux qui ont eu la possibilité de changer de traitement ces dernières semaines constatent une disparition relativement rapide de certains effets secondaires, même si d'autres persistent, notamment la fatigue et la perte de cheveux persistent.

Quelques siècles avant notre ère, le père de la médecine moderne, et fondateur des règles d'éthique pour les médecins, Hippocrate, avait énoncé ce précepte fondamental de la confiance entre le malade et le médecin :
Primum non nocere "D'abord ne pas nuire"
Il est toujours enseigné aux étudiants en médecine et en pharmacie.

Si la situation actuelle perdure, cette confiance sera rompue.

Pour toutes ces raisons nous, patients, médecins, citoyens, réclamons la réalisation d'un véritable essai clinique du médicament, ainsi qu'une expertise détaillée (qualité et tracabilité du principe actif et des excipients) de la nouvelle formulation, et une transparence complète des résultats aux citoyens français.


Les signataires

Cette pétition se trouve hébergée sur Internet sur le site Pétition Publique qui met à disposition un service public gratuit pour les pétition en ligne.
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