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Pétition PÉRIL SUR LA RECHERCHE EN MUSIQUE ! LES SOCIÉTÉS DE RECHERCHE SACRIFIÉES PAR LE MINISTÈRE DE LA CULTURE

Pour:Ministère de la culture

À partir de 2014, le Ministère de la Culture a décidé de supprimer les crédits de fonctionnement de plusieurs sociétés « savantes » qui se consacrent à l’étude de la musique et à la diffusion des connaissances : la Société Française d’Ethnomusicologie (SFE), la Société Française d’Analyse Musicale (SFAM), la Société Française de Musicologie (SFM) et la Société Française d’Acoustique (SFA).

RÔLES DES SOCIÉTÉS DE RECHERCHE MUSICALE

Recherche, création et formation sont en dialogue avec le spectacle vivant.

Remettre en question l'un de ces éléments en supprimant les budgets des sociétés de recherche musicale fragilise l'ensemble.

Les sociétés savantes en question travaillent sur le phénomène musical dans toutes ses dimensions. Ayant chacune une histoire propre et une spécificité, elles sont essentielles à la connaissance des musiques du passé et du présent, savantes ou populaires, d’ici ou d’ailleurs. Elles rassemblent des chercheurs, des acteurs du secteur culturel, des musiciens. Elles contribuent au rayonnement de la recherche française par la représentation de leurs membres dans de nombreuses rencontres internationales.

Ces sociétés ont déployé depuis fort longtemps des relations fructueuses avec des structures engagées dans le monde de la musique, en France et à l’étranger. Ainsi, elles échangent avec des institutions de recherche (Ircam, Cnrs) et de formation (Conservatoires, Universités, enseignement secondaire). Ouvertes à la société civile et au secteur culturel dans son ensemble, soucieuses de la valorisation des patrimoines qu’elles étudient, elles sont en lien avec des bibliothèques, des musées, des archives, mais aussi des instances internationales telles que l’Unesco. Elles collaborent à des festivals, des concerts et sont particulièrement actives dans le domaine de l’édition. Elles sont régulièrement consultées pour leur expertise.

QUELLES SERAIENT LES CONSÉQUENCES DE LEUR DISPARITION ?

Véritables actrices scientifiques et culturelles, ces sociétés sont au cœur d’un équilibre entre le monde des chercheurs et la collectivité.

Leur fonctionnement associatif est une chance qui leur procure une autonomie et un dynamisme particuliers, complémentaires de celui des conservatoires, de l'Université ou d’autres organismes de recherche et culturels. En même temps, elles forment de véritables « institutions » intellectuelles et sociales, ce qui en fait les interlocuteurs privilégiés de nombreuses structures et institutions publiques. Supprimer les sociétés de recherche, c'est déliter tout un maillage intellectuel et scientifique qui a fait ses preuves et qui a mis des décennies à se construire. Le vide que procurerait cette disparition serait de nature à fragiliser l'action de certaines grandes institutions nationales, de recherche, de formation, de transmission, ou encore de conservation.

En remettant en question le patient travail à long terme des sociétés de recherche, on touche donc à l’ensemble des espaces indépendants d’échanges, de transmission et d’acquisition des savoirs musicaux. Les chercheurs et les étudiants, les musiciens, les publics ont pourtant besoin de ces lieux de travail très collaboratif.

C’est la Recherche, une nouvelle fois, qui est touchée, alors même qu’il conviendrait, au contraire, de la renforcer dans une période difficile…

LA FIN DES AIDES DE FONCTIONNEMENT DU MINISTÈRE DE LA CULTURE SIGNIFIERAIT LA MISE À MORT DE NOS SOCIÉTÉS

Les sociétés de recherche sont aujourd’hui menacées puisque les subventions ministérielles qui les faisaient vivre en grande partie viennent d’être tout simplement supprimées !
Ces financements, jusque-là, servaient à payer du fonctionnement (locaux, matériels divers, assurances, éventuellement personnels), à participer à des Congrès internationaux, en assurant ainsi la place de la France, de la francophonie dans ces instances de rencontre, à organiser des cycles de conférences et des concerts commentés et à financer des projets de diffusion des résultats de la recherche (publications de revues, de livres, de CD, sites internet, etc.).
Cette mesure, outre la conjoncture actuelle, s’inscrit dans la mise en place d’une disparition programmée par le Ministère de la Culture des « subventionnements » à l’échelon central des grandes directions nationales de ce Ministère. Les lois de décentralisation ont transféré aux Directions régionales des affaires culturelles (DRAC) la compétence d’expertise et d’aide des projets culturels dans chacune des régions françaises, ce qui, de surcroît, induit des disparités. Cependant, comme il n’est pas dans les attributions des DRAC, ni d’ailleurs dans celles des collectivités locales et territoriales, de financer des groupements à thématique et rayonnement nationaux et internationaux et qu’il est totalement illusoire de penser que le mécénat privé pourrait venir compenser les crédits supprimés par le Ministère de la Culture, nos sociétés vont se trouver exclues de tout critère d’éligibilité à des subventions de fonctionnement.
Mettre en péril la circulation de la recherche et priver la collectivité de cette plus-value apportée par le relais de ces associations, est-il le meilleur choix ? Les sommes que représentent ces aides sont modiques comparées au dynamisme qu'apportent nos sociétés aux connaissances de l'art et tout spécialement aux savoirs et savoir-faire de la musique. Dans une société qui doute et qui a besoin de créativité instruite, il semble que ce soit là un calcul à bien court terme !

Le rétablissement du financement de fonctionnement pour nos structures de recherche est vital. Car sans moyens pour fonctionner, il ne peut y avoir de sociétés dynamiques, capables de porter des projets pour lesquels elles seraient condamnées à demander des aides ponctuelles. Sans ces crédits de fonctionnement, c'est une bonne partie de leurs projets qui est directement menacée et à travers elle, l'existence même de ces sociétés.

Cette potentielle destruction est une atteinte, inédite, à la vie de la pensée en développement.

NOUS DEMANDONS LE RÉTABLISSEMENT DES BUDGETS DE VALORISATION DE LA RECHERCHE MUSICALE

Merci vivement de signer et de faire signer cette pétition nationale.

Société Française d’Analyse Musicale (SFAM) et Société Française d’Ethnomusicologie (SFE)


Les signataires

La Pétition PÉRIL SUR LA RECHERCHE EN MUSIQUE ! LES SOCIÉTÉS DE RECHERCHE SACRIFIÉES PAR LE MINISTÈRE DE LA CULTURE, sera adressée au Ministère de la culture. Elle est créée et écrite par la communauté SFAM, SFE.
Cette pétition se trouve hébergée sur Internet sur le site Pétition Publique qui met à disposition un service public gratuit pour les pétition en ligne.
Au cas où vous auriez une question pour l’auteur de la pétition, vous pourrez l’envoyer par l’intermédiaire de cette page de contact

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